Rendez-vous le 19 septembre à l’Escale pour le spectacle de lancement de saison !
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Angelin Preljocaj fait danser les œuvres de Caillebotte et Degas : un splendide hommage à la peinture des corps.
Impressions réunit trois pièces d’Angelin Preljocaj où la danse dialogue avec la peinture.
Sur une commande du Musée d’Orsay à Paris à l’occasion d’une grande rétrospective autour de Caillebotte, Angelin Preljocaj crée en 2024 une chorégraphie d’après le tableau Homme au bain, duo pour deux danseurs qui ramène chacun d’entre nous à la préoccupation quotidienne du corps.
En 2025, il décide de créer le pendant féminin de ce projet : Femmes au bain convoque également certaines peintures de Edgar Degas.
Pour la saison 2026 / 2027, ce programme sera augmenté d’une troisième partie inédite, complétant cette soirée sensible et visuelle, où le geste chorégraphique révèle la poésie des gestes du quotidien.
À PROPOS DE HOMMES AU BAIN
Le chorégraphe conçoit un ballet pour inaugurer la soirée, mettant en scène 2 danseurs, interrogeant la masculinité, celle d’une époque et celle contemporaine.
En costume de ville, pieds nus, le duo se toise, s’accole et se sépare, s‘éloigne et se retrouve dans des gestes précis et des déplacements synchrones, affichant un soutien réciproque, fraternel. Puis, les deux hommes quittent leurs vêtements, torse nu et slip noir, positionnés face à face ou cote à cote ; ils entament une toilette grâce aux deux bassines d’eau posées au sol, renvoyant l’image même et la situation de l’oeuvre Homme au bain (1884) alors qu’ils se dénudent totalement.
Les jeux de lumière soulignent leurs statures debout affirmées, leurs dos, fesses et poitrines musclés, leurs mobilités profilées, leurs échanges vifs et portés virils, puis des gestes de lavage deviennent lents, tactiles, l’assise sur un tabouret avec une serviette en main permet le séchage des différentes zones du corps. Ces attitudes dévoilant leur intimité restent sobres, pour finir par un rhabillage simple, mettant fin à ces moments habituels que chacun connaît et exécute souvent sans réelle conscience, soulignant ici implicitement la fragilité et le respect délicat que l’on doit accorder au corps.
Lors de la discussion, Angelin Preljocaj revient sur le duo masculin qui est d’abord celui du peintre et son modèle ; sur la chorégraphie qu’il a voulu emprunte de douceur et de sensualité plutôt que de sexualité ; sur le réalisme des poses et mouvements exacerbant l’anatomie humaine. Il insiste alors sur la vision du dos nu et l’expressivité qui s’en dégage puisée dans les profondeurs du corps, marqué de l’identité même de l’artiste, telle dans le passé avec Isadora Duncan qui, déjà, révélait la chair. La peinture, et autres arts, source de rythmicité et d’énergie, viennent nourrir et inspirer la créativité du danseur chorégraphe.
Né en région parisienne, Angelin Preljocaj débute des études de danse classique avant de se tourner vers la danse contemporaine auprès de Karin Waehner, Zena Rommett, Merce Cunningham, puis Viola Farber et Quentin Rouillier. Il rejoint en-suite Dominique Bagouet jusqu’à la création de sa propre compagnie en décembre 1984.
Il a chorégraphié depuis 60 pièces, du solo aux grandes formes, dans un style résolument contemporain, alternant grandes pièces narratives avec des projets plus abstraits. Il s’associe régulièrement à d’autres artistes dans des domaines divers tels que la musique (Goran Vejvoda, Air, Laurent Garnier, Karlheinz Stockhausen, Thomas Bangalter), les arts plastiques (Fabrice Hyber, Subodh Gupta, Adel Abdessemed), le design (Constance Guisset), la mode (Jean Paul Gaultier, Azzedine Alaïa, Igor Chapurin), le dessin (Enki Bilal), la littérature (Pascal Quignard, Laurent Mauvignier) ou le cinéma d’animation (Boris Labbé)…
Ses créations sont présentées dans le monde entier et reprises au répertoire de nombreuses compagnies, dont il reçoit également des commandes comme le New York City Ballet,
la Scala de Milan, le Ballet de l’Opéra national de Paris…
Il a réalisé plusieurs courts-métrages et films mettant en scène ses chorégraphies. Son premier long-métrage, Polina, danser sa vie, réalisé avec Valérie Müller est sorti en salle en 2016. En avril 2019, il est nommé à l’Académie des Beaux-Arts dans la nouvelle section chorégraphie. Après Le Lac des cygnes en 2020 et Deleuze / Hendrix en 2021, il chorégraphie et met en scène l’opéra Atys de Lully pour le Grand Théâtre de Genève en 2022. Parallèlement, il crée une courte chorégraphie pour l’application Danse Europe !, projet participatif ouvert à tous. Pour Dior, il crée la chorégraphie et le film Nuit romaine avec les danseurs du Ballet de l’Opéra de Rome. Il participe par ailleurs à la série télévisée Irma Vep de Olivier Assayas, en tant qu’acteur et chorégraphe.
Il crée Mythologies sur une musique pour orchestre de l’ex Daft Punk Thomas Bangalter, à l’Opéra National de Bordeaux en 2022. En 2023, Birthday Party pour des interprètes seniors au Théâtre National de Chaillot sur une commande de l’Aterballetto et Torpeur au Festival Montpellier Danse. Requiem(s) est ensuite créée en 2024 au Grand Théâtre de Provence puis à La Villette x Chaillot. Il présente Hommes au bain, commande du musée d’Orsay, dans le cadre de la rétrospective Caillebotte à Paris. La même année, il est nommé Commandeur de l’ordre des Arts et des Lettres.
En 2025, il présente sa création LICHT au Théâtre de la Ville – Sarah Bernhardt, à Paris, puis Femmes au bain dans le cadre du Festival de danse international de Tirana (Albanie).
Il reçoit la même année le prestigieux prix Léonide Massine pour l’ensemble de son oeuvre.
Le Ballet Preljocaj compte aujourd’hui 30 danseuses et danseurs permanents et réalise en moyenne 120 dates par an dans le monde entier.
Sur une commande du Musée d’Orsay à Paris, Angelin Preljocaj crée en 1988 une chorégraphie pour un court-métrage de Cyril Collard, Les Raboteurs, d’après le tableau de Gustave Caillebotte Raboteurs de parquet.
Plus de 30 ans plus tard, à l’occasion de la grande rétrospective autour de Caillebotte, «Peindre les hommes» au même Musée d’Orsay, il est à nouveau sollicité pour créer une pièce à partir d’un autre tableau du peintre. Il choisit, pour explorer l’intimité d’un moment singulier, le tableau Homme au bain, qui ramène chacun d’entre nous à la préoccupation quotidienne du corps et questionne la frontière entre l’intime et l’extime. C’est un duo pour deux danseurs qu’il présente à l’Auditorium en décembre 2024: Hommes au bain
Pour la quatrième édition du Festival international de danse de Tirana en 2025, il décide de créer le pendant féminin de ce projet. L’idée est alors de créer deux miniatures chorégraphiques qui se font face, se regardent en miroir et interrogent le genre et l’intime. Ce Femmes au bain, convoque également certaines peintures de Edgar Degas.
Pour la saison 2026 / 2027, ce programme sera augmenté d’une troisième partie afin de compléter la soirée. Angelin Preljocaj pourrait s’emparer de deux autres chefs d’oeuvre visibles à Orsay : Le Déjeuner sur l’herbe d’Edouard Manet et celui de Claude Monet.
Ce programme en 3 parties sera présenté au Pavillon Noir en décembre 2026 et à Chaillot en janvier 2027, puis en tournée.
| Chorégraphie Angelin Preljocaj
Assistant, adjoint à la direction artistique Youri Aharon Van den Bosch Assistant répétiteur Paolo Franco Choréologue Dany Lévêque Partie 1 et 2 : Hommes au bain / Femmes au bain Musique Hildur Guonadóttir, Jóhann Jóhannsson, 79D Création lumières Anaïs Silmar Danseurs à la création Elliot Bussinet et Leonardo Cremaschi / Lucile Boulay et Mirea Delogu |
Commande Musée d’Orsay (Partie 1 Hommes au bain)
Pas d'action de médiation associée à ce spectacle.
Ballet Preljocaj,
Centre Chorégraphique National
subventionné par
Ministère de la Culture et de la Communication – DRAC PACA,
Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur,
Département des Bouches-du-Rhône,
Métropole Aix-Marseille Provence,
Ville d’Aix-en-Provence
Et soutenu par
Groupe Partouche – Pasino Grand Aix-en-Provence,
Cercle des mécènes entreprises & particuliers,
ainsi que de ses partenaires.
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